Le Benfica a montré à Mourinho la méthode pour retrouver Bellingham.
Jude Bellingham a retrouvé sa meilleure forme. Le milieu de terrain anglais a entamé la saison à un niveau qui rappelle davantage le joueur éblouissant de sa première année au Real Madrid que celui qu’on a vu lors de la dernière campagne. Ses statistiques parlent déjà d’elles-mêmes : deux buts et deux passes décisives en trois matchs. Mais son amélioration va bien au-delà des chiffres. Elle se trouve dans sa position, ses mouvements, et surtout, sa compréhension du jeu.
Mourinho a remarqué depuis le banc quelque chose qui était déjà perceptible la saison dernière. En conférence de presse, il a expliqué avoir discuté avec Bellingham pour qu’il cesse de défendre « comme un arrière gauche ». Selon lui, il avait souvent constaté ce problème la saison précédente. « Nous avons réorganisé l’équipe de manière à ce qu’il sache exactement ce qu’il doit faire. Il se sent à l’aise », a assuré le coach.
Et c’est l’une des clés de cette transformation. La version de Bellingham de l’année dernière semblait partout à la fois, sans jamais vraiment trouver sa place. Il courait trop et jouait trop loin des zones où il pouvait faire la différence. Il aidait à la relance, se déportait sur les côtés, pressait, corrigeait les positions et multipliait les efforts. Résultat : il finissait les matchs épuisé et, trop souvent, éloigné de la zone de but adverse.
Ses chiffres ont également révélé cette perte d’influence. Il a disputé 40 rencontres, marqué huit buts et délivré cinq passes décisives, très loin des performances de sa première saison sous les couleurs madrilènes. Mais le problème ne se limitait pas à sa production. Il semblait qu’il ne parvenait pas à déterminer la zone où il devait intervenir. Sa capacité physique incroyable lui permettait de couvrir beaucoup de terrain, mais l’empêchait également d’arriver à temps dans les zones où il pouvait réellement faire la différence.
Maintenant, Mourinho a modifié cette dynamique. Bellingham reste un milieu, mais il joue beaucoup plus au centre et près de la surface adverse. Il a une référence claire sur sa position et sur le moment opportun pour se projeter vers l’avant. Il n’a plus besoin de courir après chaque action pour
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