Le Bernabéu commence à douter de l’impact de Mourinho.
Dans le mythique Stade Santiago Bernabéu, le tableau affichait un score sans appel de 4-1 à la fin du match, mais l’ambiance à Chamartín n’évoquait en rien la célébration. Les sifflements d’une partie du public à l’égard des joueurs trahissaient un certain scepticisme des supporters madrilènes quant à l’effet escompté de José Mourinho, souhaité par Florentino Pérez. Le président espère que Mourinho parviendra à revitaliser un vestiaire renforcé par de nouvelles étoiles, qui a manqué d’une dynamique collective ces dernières saisons. Simultanément, il souhaite que l’entraîneur neutralise un FC Barcelone rayonnant, qui, malgré la distance, démontre une efficacité égale, voire supérieure, avec un jeu plus flamboyant.
Un aperçu du parcours impressionnant du technicien portugais, depuis son premier poste à la tête de l’UD Leiria en 2000 jusqu’à ses expériences avec le Porto, Chelsea, l’Inter, Manchester United, la Roma, Tottenham, le Fenerbahçe et Benfica, montre clairement qu’il applique dès le départ sa méthode : privilégier l’efficacité. Le beau jeu peut venir, mais l’important est d’accumuler des points, une stratégie plus facile à réaliser avec des joueurs comme Mbappé, Vinicius ou Bellingham.
Cependant, le message du Bernabéu (ou au moins d’une partie des supporters) était clair : gagner ne suffit pas si, à 600 kilomètres de là, le rival brille. Quel que soit le résultat du Barça face au Levante, le Real Madrid termine les cinq premières journées de La Liga 2026/27 avec 4 victoires et 1 défaite, affichant une performance historique conforme aux débuts de Mourinho.
Malgré ces statistiques, les promesses d’Arda Güler ne compensent pas les doutes certains, notamment concernant Yan Diomande. Le bon jeu affiché en première période ne suffit pas à faire oublier les tensions de la seconde mi-temps, où l’équipe s’est reposée sur l’excellent Thibaut Courtois. « Je considérerais le match comme une question de 45 minutes », a résumé Mourinho à propos de la performance de son équipe. « En 45 minutes, c’était terminé. Je savais que l’équipe n’avait pas la force
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