Le coin familial de Lamine Yamal se situe dans un quartier de 11 000 habitants en Catalogne : « Comme te le dit ton père, il faut toujours garder les pieds sur terre. »
Espagne s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du Monde après avoir triomphé de la France, qui était considérée comme la favorite. Par ailleurs, le 13 juillet 2026, Lamine Yamal a célébré son 19e anniversaire en pleine préparation, entouré de ses coéquipiers.
Chaque fois qu’il marque, il adopte le même geste : ses mains formant le numéro 304, un symbole qui transcende son identité personnelle pour devenir celui d’un quartier entier. À Rocafonda, où il a grandi, ces chiffres sont peints sur des murs, cousus sur des maillots et gravés dans la mémoire de 11 000 habitants qui, depuis deux ans, voient des enfants teindre leurs cheveux en blond pour l’imiter.
Ce n’est pas une stratégie de marketing, mais un code postal, le 08304, érigé en symbole d’identité. Son père, Mounir, l’utilisait sur Instagram bien avant le premier match de Lamine avec le Barça ; le fils a simplement hérité de cette affirmation et l’a portée sur les plus grandes scènes du monde.
Le quartier qui façonne le joueur
Rocafonda a vu le jour à la fin des années 60 pour accueillir des migrations internes espagnoles et, depuis les années 90, a connu une seconde vague en provenance du Maghreb, représentant aujourd’hui presque la moitié de sa population. Cela a donné lieu à un quartier caractérisé par des immeubles aux balcons blancs, des rues en grille et un mélange de langues et de commerces : panneaux en arabe à côté des cafés traditionnels, une cohabitation qui résume l’essence du lieu.
Le cœur du quartier est le Parc Rocafonda, où Lamine, à quatre ans, a vu son père et son cousin jouer pour la première fois. « C’est là que j’ai vu un ballon pour la première fois et que je suis tombé amoureux de ce sport », a-t-il partagé. À quelques pas de là, le terrain en ciment devant l’atelier Món Motos est toujours occupé par des enfants qui apprennent à dribbler, certains portant déjà le nom ‘Lamine Yamal’ dans le dos.
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