Les festivités prennent des proportions incontrôlables.
Chacun de nous a ses faiblesses. La mienne est liée à l’euphorie qui accompagne un but. C’est le résultat d’une passion démesurée, suivie du départ furieux de la personne concernée, trop gêner pour rester au stade. Je n’ai pas encore surmonté cela. Depuis, j’observe les célébrations avec appréhension et minutie. Force est de constater qu’aujourd’hui, les choses semblent hors de contrôle. Mikel Merino m’a rappelé l’importance de la simplicité dans cette ère où les égos prennent le dessus. Après avoir digéré les célébrations les plus folles (Maradona, en transe, lors de la Coupe du Monde 94), les moments inoubliables (Iniesta pour Jarque), les plus modestes (Schillaci), les plus contagieuses (Roger Milla), les insolites (la danse de la cucaracha brésilienne), les controversées (comme celles de Leandro ou de Fowler) et celles qui oscillent entre défi et narcissisme (Mbappé, Ronaldo, Lamine…), il est clair que nous sommes désormais inondés de ces festivités. Et ce n’est pas parce qu’elles sont nombreuses qu’elles sont forcément meilleures. On passe rapidement du rire à l’excès.
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