13-07-2026 - 11:49 -

Luis de la Fuente (65 ans) : « Haro est empreint des plus beaux souvenirs de mon enfance. J’y ai quitté à l’âge de 15 ans pour rejoindre l’Athletic. »

Luis de la Fuente se prépare à vivre l’un des moments les plus cruciaux de son mandat à la tête de l’équipe nationale espagnole. Le coach, originaire de La Rioja, s’apprête à affronter la France en demi-finale de la Coupe du Monde 2026, tandis qu’Espagne nourrit l’espoir de retrouver la finale. À cette occasion, nous revenons sur l’interview qu’il avait accordée à ‘El País’ en 2022, peu après sa nomination.

Lors de cet échange, l’entraîneur avait partagé ses débuts et la décision marquante qu’il avait prise à l’adolescence : « À Haro résident les plus précieux souvenirs de mon enfance. J’ai quitté ma ville natale à 15 ans pour rejoindre l’Athletic. »

De la Fuente a souligné que sa vision de la vie était largement influencée par son père : « Je suis un bon interlocuteur, mais surtout, mon père m’a appris à bien écouter. J’apprécie d’entendre les gens parler de leur existence et de leurs histoires. En étant le benjamin d’une fratrie de cinq enfants, j’ai eu de nombreux sages autour de moi. »

Intégrer l’Athletic ne fut pas une tâche aisée, car tout reposait sur une unique évaluation à convaincre les décideurs du club en une seule journée : « Il fallait passer une épreuve, tout se jouait ce jour-là ; ça a bien fonctionné, et ils ont misé sur moi. » Ce moment est resté gravé dans sa mémoire, car c’est le célèbre Piru Gainza qui lui avait annoncé la nouvelle : « Quand il est venu me dire : ‘Jeune homme, tu vas signer avec l’Athletic’, c’était impressionnant. »

Il a également confié que son père lui avait transmis la passion pour l’Athletic. Ce dernier passait de longs mois en mer en tant que marin, et à son retour, ils avaient pour tradition d’aller ensemble à San Mamés : « L’absence de mon père nous a rapprochés. C’était une maison entièrement matriarcale, ma mère gérait tout. »

En tant que joueur professionnel, il a eu l’opportunité de côtoyer des entraîneurs tels qu’Iñaki Sáez

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