18-09-2026 - 18:59 -

Nous souhaitions laisser Max Dowman s’épanouir dans l’ombre, mais il est désormais impossible de passer à côté de lui. | Barney Ronay

Ce footballeur ultra-moderne et affûté ne pourra échapper aux projecteurs d’une époque où chaque geste est scruté, mais il semble bien préparé à l’affronter.

Le poète Jorge Luis Borges a écrit une courte histoire célèbre sur une société si talentueuse dans l’art de cartographier qu’elle en est devenue obsédée. Ses dirigeants ont décidé que la meilleure façon de représenter leur empire était de créer une carte à l’échelle réelle, qu’ils pourraient déployer sur le territoire, de la mer à la mer. Imaginez une carte de la Grande-Bretagne aux dimensions exactes du pays, affichant chaque point de vente de Greggs, chaque salon de manucure, chaque magasin de vape avec une précision parfaite. C’est seulement en se tenant sur cette fausse Grande-Bretagne, superposée à la réalité, que l’on peut véritablement appréhender le pays.

Borges écrivait dans les années 1940, à une époque où les gens étaient captivés par un avenir mécanisé et de nouvelles manières de mesurer le monde : la radio, la voiture à 48 km/h, l’essor du grand mètre ruban. Pour être juste, cette méga-carte représente assez bien notre présent entièrement connecté, un univers où l’on peut explorer un village du Mozambique depuis un ordinateur portable à Egham, où chacun semble engagé dans un acte constant d’auto-surveillance, même lorsqu’il pense simplement chercher sur Internet « qu’est-ce que la betterave ? ».

Continuez à lire…

Lire l'article sur theguardian.com