Nouveau défi pour Florentino : La justice pourrait contester la reclassification de Valdebebas.
La requalification des terrains de la Ciudad Sportive du Real Madrid à Valdebebas n’est pas encore définitive et suscite déjà une première critique. Miguel Galán, président de CENAFE, a pointé du doigt l’opération lancée par la mairie de Madrid, affirmant qu’il existe des arguments juridiques pour tenter de la contester en justice.
Galán a expliqué sur ses réseaux sociaux que la modification urbanistique initialement approuvée par le conseil municipal dirigé par José Luis Martínez-Almeida permet de transformer 448 000 mètres carrés de terrain, actuellement dédiés à des activités sportives, en espaces pour bureaux, hôtels, un hôpital et une université privée. De plus, ce projet augmenterait la surface constructible totale à 532 550 mètres carrés, soit 48% de plus que prévu actuellement.
Le président de CENAFE avance trois motifs principaux pour contester cette opération. Le premier concerne l’intérêt général. Galán rappelle que l’urbanisme est une fonction publique et estime qu’une modification réduisant considérablement l’espace sportif au profit d’usages lucratifs doit prouver qu’elle apporte un bénéfice à l’ensemble de la société.
Dans cette optique, il soutient que si la modification semble avant tout conçue pour favoriser le Real Madrid, cela pourrait constituer juridiquement ce qu’on appelle une « déviation de pouvoir », soit l’utilisation d’une décision administrative pour atteindre un but autre que celui qu’elle devrait viser.
Le deuxième argument de Galán se réfère à des décisions passées. Il rappelle diverses décisions judiciaires concernant des opérations urbanistiques liées au Real Madrid, notamment l’annulation de la fameuse ‘Opération Bernabéu’ de 2012 et la résolution finale à propos des parkings du Santiago Bernabéu, après que le Tribunal suprême ait rejeté en juin 2026 le recours déposé par le club.
Galán estime que ces précédents pourraient être significatifs, car les tribunaux ont déjà remis en question, par le passé, la réalité de l’intérêt public pour certaines opérations urbanistiques associées au Real Madrid.
Quant à son troisième argument, il a une dimension européenne. Galán rappelle que la Commission européenne avait qualifié d’aide d’État illégale un accord entre la mairie et le Real
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