Pau Cubarsí (19 ans) : « Ce qui est formidable de grandir dans un petit village comme Estanyol, c’est qu’il y a peu de monde, ce qui influence ta façon de grandir. À Girona, il m’arrive d’être reconnu, et quand je suis à Barcelone, j’aimerais pouvoir rester discret. »
À seulement 19 ans, Pau Cubarsí aborde la nouvelle saison avec une maturité étonnante pour son âge. Son apparition au Mondial, où l’Espagne a remporté le titre et où il a été désigné Meilleur Jeune Joueur, a confirmé ce que l’on pressentait déjà au Barça : sa progression est fulgurante et sa personnalité, bien ancrée.
Le défenseur central admet que l’expérience reste son principal domaine de développement, mais sa présence sur le terrain reflète déjà celle d’un joueur aguerri, capable d’endosser des responsabilités et de maintenir des défenses sous pression.
La famille comme fondement et La Masia comme école
Cubarsí ne cesse de parler de sa famille, ce noyau qui a façonné son caractère et sa vision du football. Son père, sa mère et sa sœur ont été un soutien indéfectible dans un parcours qui a débuté dans un petit village et s’est poursuivi à La Masia, où il a appris à construire le jeu depuis l’arrière, à faire des erreurs et à grandir.
« Être à La Masia m’a transformé en le joueur que je suis aujourd’hui », reconnait-il. C’est là qu’il a affiné son jeu de passes, sa lecture du jeu défensif et sa capacité à diriger depuis l’arrière.
Le sélectionneur Luis de la Fuente lui a offert sa première chance avec l’équipe nationale, et Cubarsí s’en souvient avec gratitude. « Je suis très reconnaissant qu’il ait cru en moi alors que j’étais encore très jeune », se remémore-t-il.
Le Mondial a été un véritable tournant émotionnel et compétitif : passer deux mois avec la sélection, gérer la pression et finalement soulever le trophée tant convoité. Cubarsí a vécu cela avec enthousiasme, sérénité et le sentiment d’être prêt à tout.
Le vestiaire, une vraie famille guidée par les capitanes
Cubarsí décrit l’ambiance au sein de la sélection comme un espace de cohésion et de respect. Les capitaines jouent un rôle clé, offrant guidance et expérience. « Quand ils parlent, il faut écouter et apprendre », dit-il avec simplicité.
<
Lire l'article sur sport.es