Pourquoi le Congo est-il lié au Barça ? Une étude révèle les raisons.
Ces dernières années, l’utilisation du sport comme levier de visibilité internationale a pris de l’ampleur. La République Démocratique du Congo (RDC) illustre bien cette tendance, en cherchant à renforcer son image mondiale à travers des partenariats sportifs, notamment avec le FC Barcelone. Cette collaboration a suscité un intérêt considérable tant académique que médiatique, car elle montre comment certains États tentent de lier leur image à des institutions sportives au prestige reconnu, afin d’accroître leur présence sur la scène mondiale.
Une étude parue dans la Revista Latina de Comunicación Social révèle que la RDC a mis en place une stratégie de communication axée principalement sur la promotion du tourisme, de la culture et du patrimoine. Toutefois, son rapprochement avec le FC Barcelone a placé le sport au cœur des discussions sur la construction d’une réputation internationale.
La logique de ces accords est simple : des clubs comme le Barça disposent d’une audience mondiale s’élevant à des centaines de millions de supporters. Associer l’image d’un pays à une entité sportive d’une telle envergure permet de renforcer sa visibilité, d’attirer des visiteurs potentiels et de communiquer sur ses attraits touristiques et culturels. Pour les pays désireux d’améliorer leur statut sur la scène internationale, le sport représente une plateforme de communication inégalable.
Les critiques de ces accords
Cependant, ces initiatives ne sont pas exemptes de controverses. Certains analystes estiment que certaines dépenses sportives peuvent être perçues comme des efforts pour détourner l’attention des problèmes politiques, sociaux ou de gouvernance. C’est ici qu’apparaît le terme ‘sportswashing’, de plus en plus présent dans le débat public.
Les auteurs de l’étude mettent cependant en garde contre une qualification automatique de toute dépense sportive comme telle. Pour eux, le ‘sportswashing’ ne constitue pas une stratégie à part entière, mais désigne une interprétation critique qui émerge lorsque l’image positive véhiculée par le sport s’oppose à la réalité politique d’un pays.
Dans le cas de la RDC, le partenariat avec le FC Barcelone démontre comment le sport est devenu un outil de diplomatie, de promotion territoriale et de construction de l’image d’un pays.
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