Qu’est-ce qui a contribué à la création de la Seleção ? JN examine la passion du football brésilien.
Qu’est-ce qui constitue la colonne vertébrale de la seule équipe à avoir remporté cinq fois la Coupe du Monde ? Ce vendredi, le Journal National a exploré l’importance de la foi pour le Brésil dans le cadre d’une série sur les six éléments essentiels de l’équipe nationale et du football brésilien. Les épisodes précédents ont mis en lumière le talent, le courage et l’audace, tandis que la créativité viendra compléter cette série dans les jours à venir.
La foi et la religion sont intégrées à l’âme du football brésilien et ont toujours accompagné ses succès. En 1958, lors de la finale opposant le Brésil à la Suède, les deux équipes jouaient dans des maillots de la même couleur. Les Suédois, en tant qu’organisateurs, avaient naturellement le droit d’utiliser leur tenue principale.
Suite à la défaite traumatisante lors de la Coupe de 1950, où le Brésil avait perdu en blanc contre l’Uruguay, il a été décidé de concevoir un maillot alternatif bleu en hommage à Notre-Dame d’Aparecida. Ces maillots ont été confectionnés la veille de la finale, que le Brésil a emportée par 5 à 2.
La croyance des Brésiliens fait partie intégrante de leur culture. « J’ai foi que je vais trouver un emploi », « j’ai foi que mon fils sera admis à l’université ». Depuis 1958, la sélection brésilienne est liée à cette histoire de foi, comme l’a affirmé Cafu lors d’une interview.
En 2002, Ronaldo Fenômeno s’est rendu au Sanctuaire d’Aparecida, à São Paulo, pour exprimer sa gratitude pour la victoire et sa performance impressionnante avec huit buts durant le tournoi. Evitant les caméras et le public, il s’est retiré dans une chapelle pour prier en toute intimité.
Cet effectif de 2002 était empreint de croyances. Kaká, l’un des plus jeunes joueurs, célébra sa victoire avec un t-shirt arborant « I belong to Jesus » (Je fais partie de Jésus) après avoir battu l’Allemagne en finale. Cette célébration, sur le terrain de Yokohama, a été marquée par une grande prière collective autour du trophée, accompagnée d’un drapeau brésilien.
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