29-08-2026 - 12:54 -

Raphinha (29 ans) évoque son enfance : « J’ai perdu de nombreux amis à cause de la criminalité… des amis qui jouaient bien mieux que moi. »

L’histoire de Raphinha est celle d’un jeune garçon qui a grandi à Restinga, un quartier modeste de Porto Alegre, où les tentations du parcours facile étaient omniprésentes.

Bien qu’il affirme qu’il n’a jamais manqué de nourriture à la maison, il admet avoir connu des périodes de grande nécessité. « Après l’entraînement, je me posais dans la rue et demandais aux gens de m’acheter quelque chose à manger. Certains m’aidaient, d’autres me traitaient de vagabond sans hésitation », se souvient-il.

Entre 12 et 14 ans, il pouvait rester 8 ou 9 heures sans manger, attendant le bus qui le ramènerait chez lui.

Restinga : un environnement propice aux dérives

Le joueur, désormais star, a grandi entouré de criminalité, de trafic de drogue et d’opportunités qui promettaient de l’argent facile. « Pour quelqu’un né comme moi dans ce quartier, il est difficile de rester concentré », explique-t-il.

De nombreux amis, certains même plus talentueux que lui sur le terrain, ont fini par tomber dans le milieu criminel. « J’ai perdu beaucoup d’amis à cause du crime… des amis qui jouaient dix fois mieux que moi », déplore-t-il. Son environnement, dit-il, a été un véritable test : « Je ne me suis jamais écarté. J’ai côtoyé des personnes qui se perdaient ».

Pour réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel, Raphinha a dû parcourir de longues distances pour s’entraîner, parfois sans avoir assez d’argent pour manger. Mais il n’a jamais douté de son objectif.

« Atteindre cet objectif en quittant mon quartier est un grand sacrifice. Mais mon ambition était encore plus grande », assure-t-il. Pour lui, la véritable magie ne réside pas dans son jeu, mais dans sa force de caractère : « Si aujourd’hui on parle de ma ‘magie’ sur le terrain, je dis… c’est ça la vraie magie ».

La musique et la famille, ses deux fondations

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