26-10-2026 - 12:17 -

Raphinha, 29 ans : « Si tu ne comprends pas qu’il faudra souffrir en étant loin de chez toi et de tes amis, et renoncer aux nuits festives, alors la technique ne sert à rien. »

Raphinha est devenu un élément essentiel du Barça, après avoir traversé une période où son avenir au club semblait incertain. L’ailier brésilien a fini par retrouver la confiance nécessaire pour exprimer tout son potentiel. Mais derrière ses performances se cache une philosophie fondée sur le travail, la discipline et les sacrifices. Dans un entretien accordé à El País, il revient sur les qualités indispensables, selon lui, pour réussir dans le football.

« Aujourd’hui, tu peux être le joueur le plus doué techniquement de ta génération, mais sans discipline… », prévient-il. Pour Raphinha, le talent ne suffit pas à garantir une carrière au plus haut niveau. Le football demande bien davantage que de la maîtrise balle au pied : il faut aussi de la persévérance, des efforts et une solide préparation mentale pour surmonter les exigences du métier.

La discipline, le complément indispensable du talent

Le Brésilien insiste sur les contraintes liées à une carrière professionnelle. « Si tu ne comprends pas qu’il faudra souffrir en étant loin de chez toi et de tes amis, renoncer aux sorties et aux fêtes, mettre certaines choses de côté, alors la technique ne sert à rien », affirme-t-il.

Son témoignage rappelle les sacrifices qu’impose le sport de haut niveau : s’éloigner de ses repères, veiller à son hygiène de vie et rester concentré. Pour Raphinha, ces efforts sont essentiels afin de tirer le meilleur parti de ses qualités naturelles.

« La technique compte, mais elle doit s’accompagner de travail », poursuit l’attaquant. Il estime que certains joueurs, malgré un talent considérable, n’atteignent pas leur plein potentiel faute de posséder la mentalité et la discipline nécessaires.

Une enfance qui lui a appris à apprécier son parcours

La vision de Raphinha est aussi façonnée par son histoire personnelle. Dans l’entretien, il évoque des souvenirs difficiles de son enfance au Brésil, qui restent gravés dans sa mémoire. Vers l’âge de 12 ans, après un entraînement, lui et un ami avaient dû demander de quoi manger dans la rue, faute d’argent et parce qu’ils avaient faim.

Se remémorer ces moments l’aide

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