11-07-2026 - 8:09 -

Romario et Bebeto, un duo trouble : « Je ne monterai pas dans l’avion avec lui. »

“Je ne monterai pas dans le même avion que Bebeto.” Cette déclaration de Romario avant la Coupe du Monde de 1998 aurait pu sembler un scénario imaginé par un fan brésilien, mais elle était aussi réelle que le titre remporté par le Brésil. Romario et Bebeto sont devenus le duo emblématique du tournoi, mais leur relation était marquée par une instabilité chronique.

Les tensions entourant Romario étaient palpables, car il avait du mal à accepter l’autorité. À l’époque, le joueur du Barça avait été souvent absent durant la qualification en raison de blessures et de conflits avec le staff technique.

En 1993, l’équipe brésilienne était au bord du drame. Sa qualification pour le Mondial était incertaine et le sélectionneur Carlos Alberto Parreira avait mis Romario sur la touche. Cependant, lors du match décisif contre l’Uruguay, Parreira n’a eu d’autre choix que de faire appel à lui.

Romario a répondu présent avec une performance décisive, inscrivant deux buts au Maracanã pour assurer une victoire de 2-0 qui sauva le destin de l’équipe et évita une élimination historique.

À son retour, Romario dut se battre pour regagner une place dans un vestiaire déjà soudé. Là, l’attendait Bebeto, un joueur avec qui il avait une rivalité historique, chacun étant une icône de l’un des deux grands clubs rivaux de Rio : Vasco et Flamengo.

Cependant, leur divergence allait au-delà de leur antipathie sportive : leurs tempéraments étaient diamétralement opposés. “Nous ne sommes pas des gens pareils, lui est quelqu’un de familial, qui reste chez lui. Moi, je suis un chat de rue,” confiait Romario. Tandis que Bebeto avait une foi profonde, Romario se percevait comme une divinité.

Ces différences n’ont cependant pas empêché la formation d’un duo exceptionnel lors d’une Coupe du Monde, alors que le Brésil présentait un jeu plus prudent que ce que laissaient supposer ses talents individuels. L’équipe arriva au Mondial des États-Unis sous une pression intense pour retrouver sa gloire perdue depuis 1970, mais plutôt

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