Tebas, au sujet de la crise à la FIFA : « Cacher des décisions fondamentales constitue une violation très grave. »
Le président de LaLiga, Javier Tebas, a déclaré ce vendredi que la crise actuelle de la FIFA révèle qu' »occulter des décisions majeures » aux instances dirigeantes et aux représentants du football mondial ne relève pas d’un simple problème de communication, mais constitue une grave défaillance de la gouvernance institutionnelle.
Tebas a exprimé sur la plateforme X que cacher des informations cruciales au Conseil, aux fédérations membres et même aux hauts dirigeants de la FIFA représente un véritable manquement. Il a également critiqué le « perdón de Rabat » comme étant insuffisant pour résoudre cette crise.
Suite à la Coupe du Monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada, la FIFA avait annoncé un projet de vente de 20 % de la FIFA Forward Enterprise (FFE), une nouvelle branche destinée à gérer ses opérations commerciales et événements sportifs. Ce projet a finalement été abandonné par le président de la FIFA, Gianni Infantino, après consultation des parties concernées.
Tebas insiste sur le fait que si une dissimulation a eu lieu, il ne suffit pas de présenter des excuses : il faut identifier les responsables et tenir les coupables pour compte, en particulier ceux qui ont activement mené ce processus, comme Infantino.
Il a aussi évoqué le cas de l’attaquant américain Folarin Balogun, dont la sanction a été suspendue durant le Mondial sur pression politique de Donald Trump pour qu’il puisse jouer lors des huitièmes de finale contre la Belgique, une ingérence que Tebas juge « intolérable ».
De plus, il a remis en question les déclarations de soutien à Infantino de la part de la Confédération Africaine de Football (CAF), de l’Association Argentine de Football (AFA) et d’autres fédérations, soulignant que ces soutiens n’aboutissent pas à une résolution de la crise mais mettent en lumière que « le véritable problème de la gouvernance du football mondial réside dans le système lui-même ».
Pour Tebas, la réunion de Rabat, convoquée récemment par la FIFA au Maroc au milieu des critiques envers Infantino pour son projet de privatisation du Mondial, ne doit pas devenir une simple « cérémonie d’absorption », mais devrait symboliser un tournant dans la gouvernance du football mondial, qui, selon lui, fait face à des enjeux de « transparence, d’indépendance et de concentration
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