Víctor García Verdura, arbitre de niveau international : « L’erreur nulle n’existe ; nous visons cet objectif, mais c’est impossible. »
Depuis son arrivée en la première division il y a trois saisons, il est devenu l’arbitre le plus jeune. À l’aube de sa quatrième saison, dans un nouvel exploit de précocité, Víctor García Verdura (né à Sant Iscle de Vallalta, Barcelone, le 12 octobre 1994) a reçu le statut d’arbitre international.
Il entame sa quatrième saison en première division. Comment juge-t-il les trois précédentes ?
Je suis très heureux. Le temps a filé et je pense qu’il est important de faire la distinction entre chacune des saisons.
Commençons.
Lors de ma première saison, j’ai dû m’adapter très rapidement à un niveau de jeu élevé. Cela a été un vrai défi personnel, avec beaucoup de changements. La seconde a permis de me consolider, et dans la troisième, j’ai commencé à comprendre comment tout fonctionnait. La dernière saison a été satisfaisante, avec une équipe arbitrale solide.
Quel a été le principal changement que vous avez ressenti en accédant à la première division ?
La vitesse du jeu, parce qu’en tant qu’arbitre, cela exige une concentration accrue et des décisions rapides. Vous n’avez qu’une seconde pour trancher sur une action complexe.
Est-ce que l’attitude des joueurs en première division est différente de celle de ceux de la seconde ?
Dans toutes les divisions, quand les joueurs sont excités ou stressés… Les arbitres doivent faire preuve d’empathie pour gérer les réactions des joueurs, qui sont en fin de compte assez similaires.
Les joueurs de première sont-ils plus empathiques ?
Cela varie. Certains sont plus accessibles, d’autres moins… La compétence d’un arbitre consiste également à identifier ceux qui peuvent vous aider à gérer le match, afin que vous puissiez vous concentrer sur votre rôle de leader et que chacun accepte vos décisions.
La façon d’interagir dépend finalement de l’éducation de chacun.
Il y a des milliers de footballeurs et de personnes impliquées dans le football, et en tant que société, nous devrions adopter une perspective bienveillante envers les arbitres. Nous sommes seuls sur le terrain ; il
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