05-07-2026 - 16:19 -

Voici pourquoi le Real Madrid a officialisé le transfert de Dumfries en juillet, alors que la transaction avait été conclue plusieurs semaines auparavant.

Denzel Dumfries est désormais un joueur du Real Madrid. Le latéral droit néerlandais, dont le transfert a coûté 20 millions d’euros, montant inscrit dans sa clause de résiliation avec l’Inter de Milan, évoluera au sein du Santiago Bernabéu pour les quatre prochaines saisons. Bien que cette information circulait dans l’entourage de l’équipe depuis plusieurs semaines, le club a pris son temps pour la rendre officielle pour des raisons strictement comptables.

Une stratégie financière

Le report de l’annonce du transfert de Denzel Dumfries au Real Madrid s’inscrit dans une stratégie économique visant à optimiser la gestion financière du club. En attendant le 1er juillet, le club évite que le coût du transfert et le salaire de la première saison ne soient comptabilisés dans l’exercice fiscal précédent. Cette approche comptable allège les finances du club et permet de respecter les limites imposées par la compétition. En Espagne, les footballeurs professionnels sont soumis à l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF), avec des taux marginaux maximums atteignant près de 50%, variant selon la communauté autonome. Par exemple, un joueur de haut niveau évoluant au Real Madrid ou à l’Atlético voit son taux marginal se situer entre 45% et 47%, et dans des régions comme la Catalogne, ce chiffre peut être encore plus élevé.

Les joueurs négocient généralement leurs salaires en montants nets, c’est-à-dire après impôt. Si un footballeur demande 6 millions d’euros nets par an, le Real Madrid devra lui verser un salaire brut avoisinant les 12 millions d’euros pour tenir compte des retenues fiscales. Pour réduire cette charge et rester compétitif face à des ligues aux avantages fiscaux, la législation espagnole autorise la règle 85/15. Cette règle stipule que le joueur doit percevoir au moins 85% de ses revenus totaux en tant que rémunération du travail, imposée au taux maximum de l’IRPF (proche de 47%). Il est possible que jusqu’à 15% de son salaire soit versé à une société gérant ses droits d’image. Cette partie des revenus est imposée par l’Impôt sur les Sociétés, avec un taux beaucoup plus bas (gén

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