Mainoo et Lacey redonnent le sourire, mais Manchester United doit encore engager une profonde transformation | Nick Ames
Des ballons verts et jaunes flottaient dans la tribune Stretford End. Puis, en signe de protestation contre le déclin aussi profond que spectaculaire de Manchester United sous ses propriétaires, des balles de tennis ont été lancées sur la pelouse. Mais le football a rappelé son pouvoir singulier : celui de bouleverser l’histoire, les esprits et les volontés. Les joueurs de United ont quitté le terrain victorieux, parvenant à s’extraire du climat pesant qui les entourait pour faire de la seconde période un récit à part entière, intense et mémorable.
Cette victoire suffira-t-elle à assurer l’avenir de Michael Carrick ? Les chants en son honneur ont repris lorsque les supporters ont détourné leur attention des deux responsables qu’ils jugent les plus nuisibles au club : la famille Glazer et Jim Ratcliffe. Si Aston Villa se montre un peu plus solide défensivement que la Roma dimanche, la réponse pourrait être non. Depuis treize ans, United a trop souvent fait miroiter de faux espoirs à ses supporters, pourtant remarquablement fidèles aux joueurs et à leur entraîneur. Ce passé pourrait bien peser dans la décision de confier ou non le poste à Carrick de façon permanente.
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